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Méditation du 14 juillet 2018
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Méditation du 14 juillet 2018

(Matthieu 10, 24-33)

            L’Evangile de Jean (15, 20 s) reprendra  les paroles de Jésus sur le Maître plus grand que le serviteur. C’est une véritable persécution  d’avoir traité Jésus de Béelzéboul ; et Lui annonce à ses disciples qu’ils verront encore pire.

            En annonçant que rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu, Jésus intériorise le message évangélique qui atteint le cœur et dépasse les pratiques extérieures. C’est un jugement porté sur le comportement de ceux qui disent et ne font pas ou dissimulent leurs intentions profondes, ceux dont l’agir ne correspond pas à la conscience. Les disciples n’ont pas à garder secret l’enseignement du Maître, mais à le crier sur les toits.

            A notre époque, le verset 28 prend une importance de plus en plus évidente : la persécution s’adresse à « l’âme ». Cette persécution est « comme insensible », elle s’en prend aux valeurs mêmes de tout le message évangélique. Les consciences sont comme « émoussées » devant de nombreux problèmes qui semblaient fondamentaux. C’est l’âme qui est en danger quand la vie humaine ne représente plus une valeur intangible. Beaucoup de problèmes se posent aux chrétiens sur la « moralité » de pratiques éthiques.

            Jésus lance un appel à la confiance en la Providence. Nos contemporains semblent tellement aménager la terre qu’ils inventent de « fausses Providences », ce qui a pour effet de réduire la foi en la Providence de Dieu. C’est une emprise matérialiste dont beaucoup de chrétiens ne semblent pas se méfier. Or la vie spirituelle ne peut se passer de références permanentes en la Providence. La vie concrète, à la longue, risque de se dérouler sans référence spirituelle.

            Comment « se déclarer devant les hommes pour Dieu ? » Tout semble « prosélytisme » dans notre société ! Le moindre signe, parole ou acte, paraît « ostentatoire » : ne serait-ce pas un appel indirect à une sainteté « en profondeur » qui rayonne d’elle-même ? « Cette lumière viendra de Toi seul, Seigneur », s’écriait le bienheureux Cardinal Newman.

            Cette page de Matthieu brosse un portrait intérieur du disciple, à la fois audacieux et modeste, mais qui marche « les yeux fixés sur Jésus-Christ » (He 12, 2).

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