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Méditation du 13 septembre 2019
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Méditation du 13 septembre 2019

(Luc 6, 39-42)

            Comme il est facile de voir les défauts des autres ! Bien plus difficile de se remettre en cause soi-même ! Les sages l’ont dit à toutes les époques du monde…au point qu’on puisse croire que c’est un défaut inhérent à la condition humaine. Mais ce n’est pas sur le « négatif » que Dieu a créé notre genre humain ; dès l’origine, Il nous a créés « pour Lui ressembler », saints et parfaits. Or nous jugeons, et souvent négativement, ce qui ne peut ni aider les personnes concernées ni nous faire progresser nous-mêmes. Nous avons donc besoin de changer notre regard…pour ne pas « guider un aveugle » en l’étant d’abord nous-mêmes

            Et si nous portions sur nos frères et sœurs le regard de Dieu, bienveillant a priori et incitatif ! Un regard qui invite au progrès, tel un encouragement à « aller plus loin ou plus haut » ! Pourquoi accueillir le frère, toujours envoyé par Dieu et qui s’attend de notre part à une « Visitation » en lui montrant un visage sévère ? Au lieu de prolonger la tendance à l’agressivité, qui est une espèce d’orgueil, le chrétien ne devrait-il pas cultiver la « bienveillance » inspirée par la charité ? Essayons ! La récompense interne d’une maîtrise de soi encouragera les autres à en faire autant pour leur plus grand bonheur.

             Celui-là seul qui est « notre Maître » nous demande de ne pas juger, car Lui seul sait le fond des cœurs. Il nous a  demandé d’être miséricordieux comme le Père et il a indiqué qu’on utiliserait la même mesure que nous aurons utilisée pour les autres (Luc 6, 36-38).

            Saint Maxime le Confesseur (580-662) demandait à son entourage de supporter et même de souffrir pour les autres à l’exemple du Christ.

                « Il n'a pas encore l'amour parfait, celui qui est encore affecté par les caractères des hommes, qui, par exemple, aime l'un et déteste l'autre, ou qui tantôt aime tantôt déteste le même homme pour les mêmes raisons. L'amour parfait ne déchire pas l'unique et même nature des hommes parce que ceux-ci ont des caractères différents, mais, visant toujours cette nature, il aime tous les hommes également. Il aime les vertueux comme des amis, et les méchants comme des ennemis, leur faisant du bien, les supportant avec patience, endurant ce qui vient d'eux, ne considérant pas du tout la malice, allant même jusqu'à souffrir pour eux si l'occasion lui en est donnée. »

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