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Méditation du 13 Mai 2018
Bible meditations © viechretienne.fr

Méditation du 13 Mai 2018

(Jean 17, 11b-19)

            Les premiers versets des Actes des Apôtres nous montrent les disciples regardant Jésus monter au Ciel ; nous les avons entendus jeudi dernier. Aujourd’hui, nous lisons l’élection de Matthias pour remplacer Judas. Dès le départ de Jésus, les apôtres s’organisent, et bientôt procéderont au choix d’auxiliaires qui deviendront, plus tard, les « diacres ». Notons bien le souci de Pierre, reconnu dès le début comme responsable : « Il faut donc que l’un d’entre eux devienne, avec nous, témoin de sa résurrection. » (Ac 1, 22). C’est donc ce qui importe : « Témoin de la Résurrection de Jésus ». La Résurrection de Jésus a donc été considérée comme le début d’une ère nouvelle, fondée sur une réalité dûment constatée : « Ce Jésus qui nous a appelés et établis comme témoins de son Message, Il est aussi Celui qui a vaincu la mort » ; autrement dit : « C’est le Fils de Dieu ». La foi des apôtres reposait sur le fait qu’ils avaient été « témoins de la Résurrection de Jésus ».

            Aujourd’hui, l’Eglise nous invite à méditer quelques passages du testament de Jésus à la dernière Cène. Retenons-en au moins une phrase qui nous concerne directement ! « De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde ». Pour que cette parole nous engage, nous avons d’abord besoin de croire que toute la Bible, c’est Dieu qui s’adresse à nous, et particulièrement le dimanche, quand cette Parole de Dieu est proclamée devant nous et pour nous. Aujourd’hui donc, Jésus nous redit ces mots, et je les répète volontairement, à dessein : « De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde ». Jésus a été envoyé par le Père, et c’est Lui qui nous envoie dans notre monde, tel qu’il est, maintenant, ni hier en pleurant sur le bon temps de jadis ni demain qui ne nous appartient nullement.

            Permettez-moi de citer ici une anecdote de la vie de saint Jean XXIII. La veille de l’ouverture du Concile Vatican II, à la nuit tombée, une procession venait aboutir sur la Place Saint-Pierre. Entendant la voix des cantiques, il ouvre sa fenêtre et improvise un discours. Il dit entre autres ces paroles qui ont marqué la mémoire des Romains : « Vous allez rentrer chez vous, vous trouverez vos enfants et petits-enfants. Donnez-leur une caresse de ma part, et dites-leur que c’est la caresse du Pape ». Ce mot a fait pleurer de bonheur une partie de la population romaine qui était là. C’est sans doute ce qui a influencé cette population qui l’a par la suite appelé « le bon Pape Jean ».

            Ce n’est le tout de notre mission, et sans doute pas le plus important, mais je crois que Jésus nous envoie d’abord témoigner de son amour et même de sa tendresse, de son pardon et de son sourire, de sa Vérité et de sa volonté de salut. Sans doute avons-nous dans ces pages d’Evangile du Temps pascal, une invitation à mieux connaître Jésus pour mieux témoigner de la richesse de son Message. Et si nous commencions, comme saint Jean XXIII, par un geste bienveillant à l’égard de nos proches ! Nous le savons bien, c’est le meilleur moyen d’entrer dans les cœurs, pas simplement des petits enfants, mais même des adultes, car nul n’a oublié son enfance, souvent parce qu’elle a été l’époque de la tendresse…Peut-être avons-nous la nostalgie de ce paradis perdu…mais n’est-ce pas là qu’est Dieu ?

            « Pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés ». Le départ du Christ ne devait pas attrister les disciples, parce qu’une fois parti, Il leur enverrait l’Esprit Saint qui « les conduirait dans la vérité tout entière » (Jean 16, 13). C’est l’annonce explicite de l’entrée dans le temps de l’Eglise. Chaque baptisé reçoit l’assistance, l’aide active de l’Esprit-Saint. Nous avons besoin de nous en convaincre d’abord. Pourquoi l’Esprit Saint serait-Il triste, alors qu’Il nous fait découvrir cette « vérité tout entière » en Jésus Lui-même, et notamment dans sa Parole qui est sa Présence ? Quand l’Esprit Saint vous guidera tout à l’heure vers la communion eucharistique, demandez-Lui la grâce de la joie, la force de sourire et l’audace du geste tendre qui encourage. Votre joie doit annoncer le ciel, le ciel descendu sur terre avec Jésus. Qu’Il ne vous conduise pas vers Lui malgré vous ! Nous ne sommes pas des disciples déçus, mais de ceux qui disent, comme Jean après la pêche miraculeuse : « C’est le Seigneur ! » (Jean 21, 7)

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