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Méditation du 13 juin 2019
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Méditation du 13 juin 2019

(Matthieu 5, 20-26)

            Le moindre mouvement d’humeur contre son frère est « justiciable ». Donc, si la Loi réprimait les crimes, les disciples de Jésus, pour observer la Loi vraiment, doivent dépasser la moindre colère contre leurs frères.

            Le geste de la réconciliation engage la ferveur de celui qui vient offrir un sacrifice : élargissons à toute prière, à toute relation avec Dieu. Revient ici le commentaire de Saint Jean, dans sa première Lettre, sur l’amour de Dieu et du prochain. Dieu ne peut aimer que le cœur uni : que pourrait signifier sur le plan spirituel un acte cultuel si le cœur dit « oui » à Dieu et « non » à son frère ?

            Une homélie grecque, anonyme, du 4° siècle, soulignait les symboles prophétiques de la Loi de Moïse.

            « La Loi de Moïse était le messager du Christ, le précurseur de Jésus, le héraut et le prophète du grand Roi, une école de sagesse, une préparation nécessaire et un enseignement universel, une doctrine venue à son heure et un mystère temporaire. La Loi de Moïse était un résumé symbolique et énigmatique de la grâce future, annonçant en images la perfection de la vérité à venir. Par les sacrifices, elle annonçait la Victime, par le sang, le Sang, par l'agneau, l'Agneau, par la colombe, la Colombe, par l'autel le Grand Prêtre, par le Temple le séjour de la divinité, par le feu de l'autel la pleine « Lumière du monde » (Jn 8,12) qui descend d'en haut ».

            Jésus demande le parfait accord du sens de la Loi à observer et de la réponse personnelle qui doit être toute d’amour. La Loi semble avoir établi une hiérarchie de gravité et donc un code gradué de punitions. La « tradition des Anciens » greffera en les multipliant les consignes à observer en tous les domaines de la vie concrète. Jésus dénoncera les déviations et l’attitude procédurière qu’elle entraîne. Dans sa demande de « réconciliation » avec le frère pour la sincérité du geste religieux, on voit le chemin vers une authenticité chrétienne : l’accord doit être total et avec Dieu et avec le(s) frère(s).

            En ce sens, Jésus ne demande pas de faire « plus » de choses, mais de faire ce qu’on a à faire avec un amour parfait ; car c’est lui qui donne vrai et plein sens à tout. Comment oublier ici les conseils de saint Paul aux Corinthiens, (1 Co 13) ?

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