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Méditation du 13 juillet 2019
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Méditation du 13 juillet 2019

(Matthieu 10, 24-33)

            Jean (13, 16) reprendra notre verset 24 dans le discours qui suit le lavement des pieds ; c’est donc Lui le Maître qui donne l’exemple du service. Si le Maître a été persécuté, le disciple le sera aussi ; si le Maître a été calomnié de la pire injure (Béelzéboul), les disciples, ceux de sa maison, peuvent s’attendre à bien pire.

            Dieu – et Lui seul – sait le fond de nos cœurs ; et Lui seul peut juger : rien n’est caché qui ne sera connu. Jésus pense à son Message, à sa Parole ; s’Il la dite au groupe des Douze, eux doivent le publier « sur les toits », car la Parole (le Verbe) ne reviendra pas à Dieu les mains vides, mais avec la moisson glanée dans les cœurs.

            Les idées se suivent dans ce texte, mais ne se ressemblent pas trop ! Pourquoi parler ici de « persécution » ? Peut-être parce que la prédication apostolique a rencontré de vives oppositions dès le début ? Matthieu met en garde : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps » Pour Jésus, l’âme signifie la relation à Dieu : il est donc essentiel de la garder, sans compromission avec l’erreur ou le mal.

            Nous passons à une tout autre idée : la confiance en la Providence. Si elle veille sur les petits moineaux, à combien plus forte raison veillera-t-elle sur nous. Dieu sait tout de nous, y compris le nombre de nos cheveux que nous ne connaissons pas…comment ne pas Lui faire confiance ?

            Avec le verset 32, nous revenons plutôt à l’idée de « persécution » ou, du moins, de « témoignage » ; à cette époque, le « témoignage » était surtout le « témoignage suprême » du martyre. La  situation l’imposait de plus en plus souvent, l’ère des martyrs ayant sonné avec la mise à mort de certains apôtres ou chrétiens éminents comme le diacre Etienne. Il fallait témoigner devant les gouverneurs et les rois de la divinité de Jésus et de sa Résurrection.

            La situation des communautés qui s’opposaient à l’époque de la rédaction des Evangiles explique partiellement ce climat de crainte et de mise en garde. Mais Jésus attend toujours de ses disciples qu’ils veillent à leurs âmes d’abord.

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