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Méditation du 13 juillet 2018
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Méditation du 13 juillet 2018

(Matthieu 10, 16-23)

            « Comme des brebis au milieu des loups ». Telle a dû être l’impression des apôtres vis-à-vis des gouverneurs et des rois à qui ils ont eu affaire, et non seulement les princes, mais les auditoires qui les ont rejetés ; on pense à Actes 13, le refus à Antioche de Pisidie. Jésus ne s’est pas fait illusion en envoyant ses disciples. Justement, les « hommes » dont parle le verset 17 vont mener la vie dure aux apôtres qui crient que « Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. » (Jean 1, 17).

            Les Actes des Apôtres illustrent, avec Etienne notamment, ces lignes qu’on pourrait croire écrites après les faits racontés sur la vie et l’apostolat de Jacques et de Paul. C’est l’Esprit Saint qui inspire Etienne dans sa plaidoirie du chapitre 7 : quand il parle de la voie tracée par Jésus, de l’avenir du temple et des institutions vouées à disparaître, Etienne devient « prophète ».

            La tension s’étendra même aux familles où les membres se diviseront en prenant parti pour Moïse ou pour Jésus. Dans les communautés établies, des divisions s’introduiront en des domaines aussi variées que la vérité selon le Christ ou les règlements disciplinaires : que s’est-il passé à Corinthe pour que Paul s’étende si longuement dans sa Première Lettre sur l’unité à retrouver ?

            « Celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé ». La foi suppose la durée, car elle est aussi figure de l’éternité. L’apôtre ne saurait être « l’homme d’un moment ».


            Eusèbe de Césarée raconte que Saint Jacques entraîna dans son « témoignage » un compagnon qui avait conduit Jacques au tribunal et qui avait bouleversé par son attitude :

            « Sous le règne de l'empereur Claude, « le roi Hérode se mit à maltraiter certains membres de l'Église ; c'est ainsi qu'il a fait périr Jacques, frère de Jean, par le glaive » (Ac 12,1-2). Concernant Jacques, Clément [d'Alexandrie] rapporte un récit digne de mémoire tel qu'il le tenait de la tradition de ses prédécesseurs : celui qui l'avait amené au tribunal a été ému en le voyant donner son témoignage, et il a confessé que lui aussi était chrétien. Tous deux, dit-il, ont été amenés ensemble au supplice, et le long du chemin, celui-ci a demandé à Jacques de lui pardonner. Jacques a réfléchi un instant et il l'a embrassé en disant : « Que la paix soit avec toi ! » Et ainsi tous deux ont été décapités en même temps. »

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