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Méditation du 13 février 2019
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Méditation du 13 février 2019

(Marc 7, 14-23)

            Nos chrétiens contemporains ne se posent pas de questions sur la qualité, « pure ou impure » des aliments, mais la question réapparaît chez nos voisins juifs ou musulmans pour qui certaines normes doivent être observées. Pour nous, chrétiens, la création est bonne en soi.

            Jésus « déplace » le débat : rien de ce qui est nourriture n’est mauvais, mais c’était une manière de « dédouaner » la conscience que de faire consister la pureté en mesures d’hygiène. C’était donc le rite extérieur qui suffisait, mais le cœur (la conscience) n’avait pas grand-chose à voir dans la relation à Dieu. Le formalisme, qui réduit la vie spirituelle à des rites, n’a plus rien à voir avec une religion sincère. Ce travers avait été dénoncé par l’ensemble des prophètes ; on comprend les citations de leurs oracles par les évangélistes : « Le Seigneur dit : Parce que ce peuple s’approche de moi en me glorifiant de la bouche et des lèvres, alors que son cœur est loin de moi, parce que la crainte qu’ils ont de moi n’est que précepte enseigné par les hommes » (Isaïe 29, 13).

            Le cœur de l’homme est le creuset d’où s’échappe le métal éprouvé et précieux comme les scories jetées parce qu’elles sont sales. Il revient à chacun de trier notamment dans ses pensées ce qui peut construire, et taire ce qui peut démolir. Le tableau de la « justice nouvelle » dressé par l’évangéliste Matthieu dans le « Discours sur la montagne » permet d’y voir plus clair : ce n’est pas seulement le meurtre qui est homicide, mais la parole peut tuer ; ce n’est pas seulement l’adultère qui est grave, mais le regard de désir qui est coupable. Et Jésus de proposer un regard intérieur qui conduit à la fraternité et au « cœur pur », qui voit Dieu à l’œuvre dans notre histoire et L’honore dans sa création matérielle et spirituelle. Le regard de l’homme doit s’entraîner à voir comme Dieu.

            Dieu est la Vérité. C’est se moquer de Lui que d’accomplir un exercice extérieurement, « pour la forme », comme on dit. Sa transcendance fait que les hommes ne mettront jamais assez de cœur, assez d’amour, à Le servir. C’est donc à un « toujours mieux » que nous sommes invités. La qualité de notre amour ne sera jamais assez parfaite.

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