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Méditation du 13 août 2018
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Méditation du 13 août 2018

(Matthieu 17, 22-27)

            Seconde annonce de la Passion ! Apparemment, elle suscite une réaction de tristesse chez les disciples qui ne comprennent pas pourquoi on s’en prendrait à Jésus. Toutefois, aucune explication  de leur part n’est demandée à Jésus.

            « Les rois de la terre » : Jésus, Fils de Dieu, est le roi des rois de la terre.  La formule « roi de la terre » peut en un sens mystique désigner Satan qui incline les hommes vers ce qui est terrestre, par opposition à Dieu qui attire les hommes vers le bonheur éternel.

            Même les rois devraient Lui « payer tribut ». Jésus donne l’exemple de ne pas contester une « redevance des deux drachmes pour le Temple », car Il est non seulement « maître du temple », mais c’est en son honneur que le Temple est construit et c’est Lui et son Père qu’on y adore. Ni le peuple ni ceux qui perçoivent la redevance n’auraient compris que Jésus n’avait pas à payer  cette redevance ; c’est pour ne pas les scandaliser que Jésus trouve cette solution qui nous paraît drôle.

            Le dialogue avec Pierre établit que Jésus est « libre » : il pourrait très bien ne pas payer cet « impôt religieux », car il est « fils de roi ». Or les princes ne paient pas l’impôt ; seuls les sujets, citoyens, sont tenus de le payer.

            Jésus est « libre » ; et il importe de le souligner. Les hommes ne sont pas « libres » ; non seulement parce qu’ils sont plus ou moins esclaves de leurs défauts et victimes de Satan qui leur inspire le mal, mais aussi parce qu’ils dépendent d’une « société organisée » qui crée des contraintes. Serait libre l’homme qui se laisserait attiré uniquement par le bien, au dire de saint Thomas d’Aquin.

            Origène estimait « libres » ceux qui persévèrent dans les enseignements de Jésus, qui ont connu la vérité et que la vérité a délivrés de la servitude du péché. Au contraire, dans ce sens, les fils des rois de la terre ne sont pas libres, car quiconque commet le péché est esclave du péché (Jn 8,34).

            Que représentait cette redevance de « deux drachmes » ? Il est très difficile  de traduire en valeur monétaire de notre époque. Tout le monde était censé la devoir, car on ne séparait pas la « vie civique » de la « vie religieuse ». Tout « citoyen » en Israël, né juif et circoncis, faisait partie du peuple de Dieu.

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