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Méditation du 12 septembre 2019
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Méditation du 12 septembre 2019

(Luc 6, 27-38)

            Commentaire des Béatitudes incluant la « règle d’or », formulée non de façon incitative (prenez l’initiative !) mais au moins en « rendant » aussi bien que ce l’on souhaite pour soi-même. Tous  peuvent aussi être frappés par la raison donnée pour « être miséricordieux » : le Père l’est, LUI. Le mot « comme » lance un appel à la miséricorde sans limite, puisque le Père n’en met pas à la sienne.

            On peut trouver le « ton » de cette page « moralisateur » ; il est plutôt une contemplation de la plénitude de Dieu que l’homme doit chercher à imiter. Le disciple regarde l’idéal vécu par Jésus et en imprègne toute sa vie : le pardon en tête…et l’inverse de tout ce que prône le monde. Luc sait qu’il s’adresse surtout à des païens et connaît la générosité de certains d’entre eux. Si les disciples sont « comme tout le monde », ils ne sont plus, comme dirait Matthieu, « sel de la terre », et encore moins « lumières pour le monde ».

            « Vous serez les fils du Très-Haut » Pour les disciples, le Père n’est pas seulement un « modèle ». Ils deviennent les « fils » parce qu’ils imitent leur Père et Lui ressemblent « en vertu », en « sainteté ».

            La mesure « pleine, tassée, secouée, débordante » évoque évidemment le centuple que Dieu réserve à ceux qui Lui ressemblent. Ils ont « donné » à leurs frères, sans regarder s’ils sont amis ou ennemis, Dieu qui sait voir le cœur récompensera « à sa manière ». Le Ciel sera la mesure « débordante ». On croirait voir déferler sur soi la magnanimité de Dieu.

            On croirait aussi à simple lecture une série de sentences dans le genre des Livres de Sagesse de l’Ancien Testament. On sait que le style de Luc a été profondément marqué par une lecture de l’Ancien Testament ouverte sur l’accomplissement par Jésus des oracles des prophètes  et des livres dits « sapientiaux »

            Saint Basile, qui avait ouvert une sorte d’hospice où l’on accueillait tous les pauvres, commentait ainsi : « Votre récompense sera grande ».

            « Lorsque vous donnez au pauvre pour l'amour de Dieu, vous faites à la fois un prêt et un don; un don, car vous n'espérez point d'intérêt; un prêt, parce que la bonté de Dieu se charge de vous rendre ce que vous donnez au pauvre, comme le Sauveur vous en assure: «Car votre récompense sera grande».

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