Logo Paroisse Notre Dame de la Plaine - Luçon

Méditation du 12 février 2018
Bible meditations © viechretienne.fr

Méditation du 12 février 2018

(Marc 8, 11-13)

            11 Les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus ; pour le mettre à l’épreuve, ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. 12 Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. » 13 Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l’autre rive.

                                                                  *

            Plus qu’un « signe », Jésus est LA PRESENCE. La méprise s’avère totale ; on prend Jésus pour un « prestidigitateur », un « magicien ». Pas étonnant qu’Il « soupira au plus profond de lui-même ». Sa réponse montre qu’Il sent ce que pensent ces esprits et proclame qu’Il ne peut aller dans le même sens. En effet, cette « génération » peut paraître comblée : elle a le Messie chez elle. A l’écoute des paroles et à la vue des « miracles », elle aurait assez pour « comprendre », mais l’oracle d’Isaïe (6, 10),  de Jérémie (5, 21) et d’Ezéchiel (12, 2) se réalise : des yeux et ne voient pas… des oreilles et n’entendent pas…

            On pourrait croire à une « fugue » de Jésus ; comme s’Il pouvait être déçu, et, de dépit, partir vers une contrée plus accueillante. Ce serait Lui prêter des sentiments humains ! Jésus a bien compris que les pharisiens ont parlé ainsi « pour le mettre à l’épreuve ». Pour leur montrer qu’Il ne peut les satisfaire, Il les laisse réfléchir par ce refus explicite qui équivaut à : « Vous ne savez pas ce que vous demandez ; vous vous méprenez sur ma Personne ».

                                                                   *

            Saint Augustin fait allusion au même texte dans l’Evangile de Matthieu (16, 1-4): le « signe de Jonas » évoque la Résurrection. Ce sera évidemment « le » signe de Jésus.

            « Saint Marc ne prête pas à Notre-Seigneur la même réponse que saint Matthieu, d'après lequel il leur déclare qu'ils n'auront point d'autre prodige que celui de Jonas, tandis qu'ici il leur répond qu'il ne leur en sera donné aucun, c'est-à-dire, il ne leur en sera point donné comme ils en demandaient, et cette explication fait disparaître toute difficulté; saint Marc a tout simplement omis de parler du miracle de Jonas, dont saint Matthieu a fait mention. »

                                                                *

            « Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l’autre rive. » Un lecteur moderne serait tenté de parler de « fugue », de Jésus « mécontent » d’une conversation où Il a pu percevoir qu’on voulait « le mettre à l’épreuve ». C’est devant cette duplicité que Jésus réagit ; a- t-on idée de demander un « signe » quand on a la Présence ? On ne se moque pas de Dieu. Dans les versets suivants, la mise en garde contre « le levain des pharisiens » sera un jugement sur leur duplicité.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.