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Méditation du 12 août 2019
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Méditation du 12 août 2019

(Matthieu 17, 22-27)

            Jésus avait déjà annoncé sa Passion (Mt 16, 21). Alors que Pierre avait montré son désaccord, ici, Matthieu signale que les disciples furent profondément attristés. Nous n’oublions pas qu’ils se demandent ce que peut bien vouloir dire « ressusciter des morts » (Marc 9, 10).

            Les percepteurs de l’impôt « pour le Temple » s’adressent à Pierre. Nous nous demandons : « Pourquoi pas à Jésus, responsable du groupe ? » Saint Jérôme répond : « Ceux qui percevaient cet impôt, n'osant pas le demander à Jésus-Christ lui-même, intimidés qu'ils étaient par la grandeur de ses miracles, ils s'adressent à son disciple. »

Jésus est souverainement libre. Il n’a pas à payer un impôt quelconque : c’est Lui le Maître du Temple, Lui qu’on y vénère et adore. C’est pour le bon fonctionnement du Temple, et donc pour les prêtres qui sont voués à l’exercice de leur ministère que cet impôt est levé. Jésus n’a donc pas à s’en acquitter. Mais Il tient à ne scandaliser personne. Il veut être « citoyen » et « croyant ». « Pour que notre ministère ne soit pas exposé à la critique, nous veillons à ne choquer personne en rien. », écrira Saint Paul (2Co 6, 3).

            Mais Origène pense que «  Jésus ne portait pas de pièce de monnaie à l'effigie de César, parce que le prince de ce monde n'avait aucun droit sur lui, il prit une pièce de monnaie à l'image de César non dans ce qui pouvait lui appartenir, mais dans le sein de la mer; et encore il n'alla pas la chercher lui-même et n'en fit pas sa propriété, afin qu'on ne pût trouver l'effigie de César auprès de l'image du Dieu invisible.

            Voyez quelle prudence dans la conduite de Jésus-Christ: il ne refuse pas le tribut, il ne veut pas non plus qu'on le paie de la manière ordinaire; mais il fait d'abord remarquer qu'il n'y est pas soumis, et c'est alors seulement qu'il le paie. Ainsi, d'un côté il commande de payer l'impôt pour ne pas scandaliser ceux qui sont chargés de le percevoir, et il montre, de l'autre, qu'il n'y est pas soumis pour ne pas scandaliser ses disciples. Dans une autre circonstance, nous le voyons mépriser le scandale que pouvaient prendre les pharisiens de sa doctrine sur les aliments, et il nous enseigne par- là à discerner les circonstances où il faut ne faire aucune attention à ceux qui se scandalisent et celles où il faut en tenir compte. »

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