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Méditation du 12 août 2018
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Méditation du 12 août 2018

(Jean 6, 41-51)

            Elie cherche Dieu si passionnément qu’il marche quarante jours et quarante nuits pour rencontrer Dieu là même où Moïse, trois siècles plus tôt, Lui avait parlé, le mont Horeb, dans le  Massif du Sinaï. La nourriture qu’il découvre auprès de lui, comme tombée du Ciel, est un cadeau de Dieu à celui qui Le cherche si ardemment. Avec toute l’Eglise, nous voyons en ce pain l’annonce de l’Eucharistie.

            En entendant parler du « Pain qui est descendu du ciel », les auditeurs se demandant pour qui se prend Jésus : « Nous connaissons bien son père et sa mère ».

            De même que Jésus « descend du ciel », Il peut parler de son Père. Ici, Jésus affirme son origine céleste. Le Père est Celui qui L’a envoyé et qui « attire » maintenant son peuple à croire : croire quoi ? Que Jésus n’est pas seulement un homme dont on connaît le père et la mère, mais que le Père des cieux qui L’a envoyé « attire » vers son œuvre. Cet attrait est une base : si nous croyons, c’est que le Père sollicite notre cœur, en lui montrant ce qu’il serait bon de faire pour le salut. Ainsi le Père dispose-t-Il les cœurs à entrer dans son plan de salut. Toute démarche des hommes vers Dieu est d’abord son œuvre à Lui. C’est Lui qui « appelle et suscite » avant même que nous en prenions conscience, comme Saint Paul l’exprime dans son « Hymne au Plan du salut », au début de sa Lettre aux Ephésiens (1, 3-14). Ce mot « attire » souligne que l’action de Dieu précède (et de loin !) toutes nos bonnes volontés. C’est le Père qui a l’initiative du salut : Il envoie Jésus le réaliser, comme Celui-ci le dit en évoquant la Résurrection

            L’allusion à l’enseignement des prophètes : « Ils seront tous instruits par Dieu lui-même » ne doit prendre personne au dépourvu ; Jésus est Dieu et Il vient de la part de son Père parfaire « l’instruction » commencée par les prophètes. « Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi ». Celui qui a écouté la Loi et les prophètes a « entendu la Voix du Père », il a reçu son enseignement, il vient à Jésus. Hélas, semble vouloir dire Jésus, nombreux sont ceux qui n’ont pas admis ou compris l’enseignement des prophètes, car ils préparaient la venue de Celui qui était promis, car «  À bien des reprises et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes choses » (He 1, 1-2). Autrement dit, les auditeurs de Jésus n’ont pas compris l’enseignement des prophètes.

            Jésus est le seul qui ait vu le Père ; et donc le seul à Le connaître, comme un Fils connaît son Père. Celui qui croit que le Fils est l’Envoyé du Père, celui-là a déjà la vie éternelle. Il accueille les paroles du Fils et donc le Fils Lui-même.

            A partir de ce moment de son discours, on a l’annonce de l’Eucharistie : le Pain de vie, la partie du discours qui innove ; la manne, le pain ordinaire n’empêchent pas de mourir, mais le Pain qui descend du ciel confère à celui qui en mange la vie éternelle. Telle est la grande Nouvelle que Jésus fait découvrir à ses auditeurs. Mais en même temps ou aussitôt, Il leur annonce que ce pain est sa chair qu’Il donne à manger : ce qui va provoquer de nouvelles réactions, vives, indignées, car les auditeurs qui en restent à une lecture au premier degré vont s’insurger contre l’idée de l’anthropophagie, jusqu’à ce que Jésus les rassure en leur donnant le sens « mystique » de ses paroles.


            Que peut bien signifier l’expression : « N’attristez pas le Saint- Esprit de Dieu » ? Saint Paul nous indique pour cela de faire disparaître de notre vie « l’amertume, l’irritation, la colère, les éclats de voix ou insultes, (…) ainsi que toute espèce de méchanceté. » Quand des personnes me disent qu’elles n’ont pas de péché, je leur demande s’il n’y a pas dans leur vie l’une ou l’autre de ces offenses au prochain et donc à Dieu. Que demande Saint Paul aux Ephésiens et donc à nous : « Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ. »

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