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Méditation du 11 Mai 2018
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Méditation du 11 Mai 2018

(Jean 16, 20-23a)

            20 Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie. 21 La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde. 22 Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera. 23 En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions.608



            Allusion à ce qui va se dérouler dans les heures et les jours suivants : les disciples « jeûneront » de l’absence de leur maître, alors que les responsables Le jugeront et Le condamneront. « Votre peine se changera en joie », au matin de la Résurrection, quand leur maître leur sera rendu, tout autre, « le Vivant à jamais ».

            La comparaison avec l’enfantement désigne ce monde nouveau qui apparaîtra alors. Car « ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. » (Rm 6, 9) La Résurrection change le sort de l’humanité : de même que Jésus, vainqueur de la mort, ne peut plus mourir, l’enfant représente le « monde nouveau », l’humanité non plus sujette à la mort, mais appelée à la vie éternelle. La joie qu’éprouveront les disciples en revoyant Jésus ressuscité sera une joie qui participe à la vie éternelle. Ils auront la certitude qu’Il est Dieu et que rien, désormais, ne peut Le leur ravir. Cette joie de savoir Jésus vivant à jamais consolide la foi, car nous savons que Dieu ne se trompe jamais, et qu’Il aura « le dernier mot », (comme disent les hommes).

            La Résurrection de Jésus sollicite notre foi et l’approfondit. Le mal, sous toutes ses formes, y compris le péché, est vaincu d’avance. L’histoire de l’Eglise n’a-t-elle pas montré que Dieu fait naître d’une persécution une moisson de chrétiens ?

            C’est en ce sens qu’il n’y a plus de questions à poser à Jésus : par sa résurrection, il a réponse à tout, Il est la Vie éternelle. N’a- t-Il pas dit à ses disciples : « Courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. » (Jean 16, 33).

            Par sa Résurrection, Jésus sanctifie le travail des hommes et aussi leur repos. Le travail et les peines de cette vie permettent à l’homme de désirer le repos. Jésus vient prendre sur Lui nos peines, et il a invité ses apôtres au repos : c’est lui qui peut nous faire passer de la souffrance unie à la sienne à une vraie joie. Cette joie annonce le Ciel.


            Saint Augustin dit que Jésus « s’est délivré de la mort » et a « régénéré l’homme nouveau. » C’est la joie divine devant l’œuvre accomplie.

            « Par la comparaison qui précède, il veut aussi exprimer, d'une manière figurée, qu'il s'est délivré des étreintes de la mort, et qu'il a lui-même régénéré le nouvel homme. Et il ne dit pas qu'il n'aura point de tribulation, mais qu'il ne s'en souviendra point, tant sera grande la joie qui lui succédera: et il en sera de même pour les saints. »

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