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Méditation du 11 juillet 2019
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Méditation du 11 juillet 2019

(Matthieu 19, 27-29)  (Saint BENOÎT)

            En écho à la question de Pierre, on entend celle de tous les saints religieux qui ont tout quitté pour suivre Jésus. Plus libres vis-à-vis des biens de la terre, ils ont consacré le meilleur d’eux-mêmes pour « prier et travailler » à son service : louange et travail orienté vers la recherche du Royaume des Cieux.

            Les saints seront donc associés au jugement du monde ; avec les apôtres, ils « siégeront sur douze trônes » pour juger les douze tribus d’Israël, c’est-à-dire le peuple des croyants.

            Le centuple est la vie éternelle : elle est estimée par Jésus « cent fois » plus valable que les plus belles récompenses terrestres imaginables ; « Cent fois », c’est bien sûr une façon de parler, pour dire  infiniment plus, tant le Ciel (Dieu) n’est pas comparable à ce qui s’estime ou se pèse sur la terre.

            Saint Benoît, après bien d’autres, (Antoine et tous les moines avant et après Benoît) ont quitté leur famille et leurs biens pour se consacrer « exclusivement » à la recherche de Dieu. Le « centuple » semble désigner la vie d’ici-bas et être distingué de la vie éternelle. Celui qui a fait le choix de servir Dieu goûte dès cette terre la joie de servir Dieu et de vivre dans son intimité, ce qui est le centuple, le Ciel déjà commencé…

            Saint Grégoire le Grand, moine bénédictin, a non seulement écrit la Vie de Saint Benoît dans ses « Dialogues », mais a présenté son idéal  comme celui que Jésus demandait aux premiers apôtres :

            «  Vous avez entendu, mes frères, que Pierre et André ont abandonné leurs filets pour suivre le Rédempteur au premier appel de sa voix (Mt 4,20)...

                Peut-être que quelqu'un se dira tout bas : « Qu'est-ce que ces deux pêcheurs ont abandonné pour obéir à l'appel du Seigneur, eux qui n'avaient presque rien ? » Mais en cette matière, nous devons considérer les dispositions du cœur plutôt que la fortune. Ils ont beaucoup quitté, puisqu'ils n'ont rien gardé. Ils ont beaucoup quitté puisqu'ils ont tout abandonné, même si c'était peu de chose. Nous, au contraire, l'amour nous attache à ce que nous avons et le désir nous fait courir après ce que nous n'avons pas. Oui, Pierre et André ont beaucoup quitté, puisque l'un et l'autre, ils ont abandonné jusqu'au désir de posséder. Ils ont beaucoup abandonné, puisqu'en même temps que leurs biens, ils ont aussi renoncé à tout désir de posséder. »

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