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Méditation du 11 juillet 2018
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Méditation du 11 juillet 2018

(Matthieu 10, 7-15)

           Sur la route de leurs voyages, les apôtres doivent « proclamer que le royaume des Cieux est tout proche ». C’est donc leur devoir, avant même de savoir ce qui les attend dans la prochaine ville. En quoi consiste-t-il donc et comment montrer qu’il est ainsi tout proche ? Il consiste dans la manifestation de l’Amour de Dieu, personnifié en Jésus. Là où est Jésus présent, le Royaume est arrivé. Il transforme tout par son seul rayonnement, Il manifeste la Gloire de Dieu. Là où on L’annonce, Il vient confirmer ce que les apôtres – précurseurs – ont annoncé comme une « Bonne Nouvelle » de Dieu qui vient visiter son peuple. Le « Royaume », c’était donc un renouvellement de la foi et du regard sur la vie qui ne pouvait plus se satisfaire d’une pratique religieuse sans que le cœur soit concerné…Le Royaume était déjà en germe dans les appels des prophètes : seul le « cœur nouveau » pouvait l’accueillir. Jean-Baptiste avait inauguré la voie…

            Le dépouillement n’est pas un décor : le cœur et l’esprit doivent être totalement centrés sur l’essentiel. Plus on a « d’affaires », moins on est libres. La dépossession doit conduire à compter sur les personnes ; et tous savent que les questions d’argent empêchent d’avoir l’esprit libre. La confiance en la Providence suffit à pourvoir aux besoins : la « mendicité » deviendra un « signe » dans l’Eglise un peu plus tard. Dans la formule « qui est digne de vous accueillir », il ne faut pas voir une parole discriminatoire, mais l’assurance de personnes qui prennent en charge l’apôtre pendant qu’il travaille pour le Royaume.

            « La paix », dans la pensée de Jésus, recouvre sans doute beaucoup plus que le simple « bonjour » de l’hébreu « paix ». C’est la paix de Dieu, celle dont Il dira, en Jean 14, 27 : «  Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé ! » Cette paix ne pourra habiter le cœur de ceux qui refuseront de les accueillir parce qu’ils viennent de sa part. Les refuser, eux, c’est refuser Celui qui les a envoyés ; c’est aussi le refus de la révélation du Père que Jésus venait proposer.

            Secouer la poussière des pieds, c’était « maudire » la cité du refus, comme Sodome et Gomorrhe. Le châtiment prévisible s’annonce terrible.

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