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Méditation du 11 février 2019
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Méditation du 11 février 2019

(Marc 6, 53-56)

            « Génézareth » est le nom araméen qui sera remplacé par Tibériade à l’époque où Hérode-Antipas construisit cette ville et voulut lui donner le nom de l’empereur régnant, Tibère. Apparemment, Jésus n’y est pas attendu, mais les gens « Le reconnaissent ». On a su dans toute la région qu’il guérissait : un guérisseur ne peut pas passer inaperçu. On Le suit à la trace : dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places.

            Ce qui suit suppose une idée répandue ; nous avons entendu une femme (Marc 5, 28) se faire la même réflexion. On le pense donc communément : « Toucher ne serait-ce que la frange de son manteau » peut suffire pour être guéris. Cela suppose une foi dans la sainteté du personnage ; le vêtement est la personne même, ou presque. Le narrateur, Marc, ne discute pas cette opinion ; il semble constater simplement. Il emploie le mot « sauvés », comme Jésus l’avait dit à la femme, en 5, 34.

            Jésus met-Il sous ce mot une autre réalité que les malades ? C’est probable. Eux pensent sans doute au réalisme de la guérison physique. Et Jésus pense sans doute au salut que nous appelons « éternel ». Bien loin que les deux se contredisent, Jésus veut faire prendre conscience que la guérison, avec Lui, concerne l’être tout entier, corps et âme, que la guérison physique obtenue par Lui remet tout l’homme dans sa vraie stature de reflet de Dieu, « l’homme debout », marchant en présence de Dieu sur cette terre comme demain sur la « Terre des vivants ». La maladie paralyse l’homme dans cette « marche avec Dieu ».

            Cette page montre Jésus « Sauveur » : il vient libérer l’homme de toutes ses entraves, même si les hommes qui ont bénéficié de ses guérisons n’ont pas compris que le salut était plus vaste que la guérison : pour Jésus, la guérison est une étape dans le salut, car Il est venu sauver des hommes. « Il sait de quoi nous sommes pétris ». Il a pris notre condition ; Il nous veut donc en bonne santé, « libres et sauvés ». On comprend qu’Il ait voulu sauver les hommes de l’emprise du démon : en les guérissant, Il les sauve. La maladie est déjà une atteinte à son plan de salut.

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