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Méditation du 11 février 2018
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Méditation du 11 février 2018

(Marc 1, 40-45)

            Peut-être sommes-nous surpris de voir Saint Paul se donner en modèle ! Regardons bien ! C’est dans la mesure où il prend Jésus comme Modèle qu’il peut conseiller de l’imiter, lui, Paul. Il représente le premier saint qui donne envie d’aller boire à la source de toute sainteté. N’est-ce pas vrai pour nous quand nous voyons un saint qu’il nous donne l’envie de l’imiter ? Ce rôle d’intermédiaire, proche de nous, nous l’avons d’abord connu dans nos proches : la bonté d’une mère nous a fait deviner ou pressentir l’amour infini de Dieu. Combien de fois l’Eglise a- t-elle vu un saint « allumer » un autre saint ! Ce qui attirait Paul, on peut l’appeler le « mystère » de la personne de Jésus. Ce Jésus, ressuscité, lui a parlé, et a transformé sa vie d’un seul coup. Certaines pages de ses Lettres nous découvrent sa passion pour Lui. Quel chrétien pourrait affirmer : « Pour moi, vivre c’est le Christ » (Ph 1, 21). Saint Paul nous introduit dans le « mystère de Jésus ».

            Du fait de sa contagion et des difformités qu’elle provoque, la lèpre reste une des maladies les plus redoutées. La législation du Livre du Lévitique à son sujet montre que ce mal est non seulement très ancien mais provoquait aussi une rupture sociale et religieuse en Israël et sans doute partout dans l’Antiquité. On craignait la lèpre comme la peste ! La première et élémentaire précaution consistait bien sûr à ne pas toucher un lépreux...

            Or Jésus, saisi de compassion, le touche, comme pour prendre sur Lui nos misères, selon une prophétie d’Isaïe. Il annonce par ce geste à la fois qu’Il est au-dessus de la Loi et qu’Il est venu guérir notre humanité de tous les maux qui l’accablent. Il se montre déjà « l’Agneau de Dieu qui porte le péché du monde », car le péché éloigne l’homme de Dieu, comme la lèpre le sépare de ses frères. Le symbole a été expliqué par les Pères de l’Eglise.

            Le lépreux avait demandé : « Si tu veux, tu peux me purifier ». Il avait donc confiance en Jésus capable de guérir ce qu’aucun médecin ne réussissait. Sa confiance reçoit une récompense significative : la guérison et la purification. Jésus guérit et réinsère dans la société religieuse, car on montrait du doigt celui qui était exclu de l’Assemblée, au temple ou à la synagogue. Que cela nous guérisse de nous exclure nous-mêmes par le péché de l’amitié de Dieu et de la participation à la vie de l’Eglise ! Les prêtres du Temple, sur constatation de guérison, réintroduisait le malade dûment guéri dans son groupe religieux normal. A la veille du Carême, ne serait-ce pas une invitation à la réconciliation ? « De partout cependant on venait à lui. » Serons-nous les seuls à Le laisser à l’écart ? Quels disciples sommes-nous ?

            Jésus se sait poursuivi par la course aux guérisons. Il contrôle la publicité qu’on fait autour de Lui. Il a beau prendre du recul en se cantonnant à la campagne, « de partout cependant on venait à Lui ». Il exerce donc un attrait qui dépasse de loin le prestige du guérisseur. Jésus nous attire- t-Il pour Lui-même, parce que sa personnalité fascine, parce que « jamais un homme n’a parlé de la sorte ! » (Jean 7, 46), parce que nous avons opté pour Lui lors du baptême, parce qu’Il est le seul homme qui ne nous ait pas déçus, Lui la Vérité ?

            Nous pouvons contempler Jésus descendu du Ciel au pays de la lèpre, la Terre avec toutes ses maladies et ses tares. Il prend sur Lui nos péchés et nous purifie, nous réhabilite, nous fait retrouver notre dignité d’hommes créés à l’image de Dieu pour Lui ressembler. Il réitère son appel au tréfonds de notre conscience, Il « nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. » (1P 2, 9). Il nous attire.

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