Logo Paroisse Notre Dame de la Plaine - Luçon

Méditation du 10 septembre 2018
Bible meditations © viechretienne.fr

Méditation du 10 septembre 2018

(Luc 6, 6-11)

            Textes parallèles : Matthieu 12, 9-14 et Marc 3, 1-6.

            L’intention est perverse, d’après le verset 7 tout entier : observer pour accuser ! Tout autre est le disciple qui observe pour se réjouir du bien espéré. Jésus sait, Lui qui lit dans les cœurs. Aussi n’hésite-t-Il pas à  accomplir le geste de guérison. La question posée à l’assemblée constitue une ironie par rapport  aux « scribes et aux pharisiens ». Sans cette main, paralysée ou atrophiée, cet homme ne peut accomplir qu’incomplètement son travail.

            La question de Jésus est très claire : sauver une vie ou la perdre ? En « promenant son regard sur eux tous », Jésus semble les consulter ; en pareils cas, il lui est arrivé d’être « navré de  « l’endurcissement de leur cœur », selon Marc, mais sa détermination est nette. Il commande à l’homme paralysé d’étendre la main, ce que depuis longtemps il ne peut faire. Il le fait. On découvre leur mécontentement : ils ont réduit le sabbat à « ne faire aucun travail » alors que le Père et Lui, Jésus, travaillent même le jour du sabbat. Jésus peut dire ainsi que le sabbat est fait pour l’homme, pour sa santé et pour sa relation à Dieu. En imitant Jésus, l’homme redécouvre sa vraie relation sociale en même temps que religieuse. Le sabbat devient « jour de colère » pour les scribes et les pharisiens ; ce n’est pas un culte qu’ils rendent à Dieu, s’ils préparent déjà au fond du cœur un moyen de Lui nuire.

            Quel est donc le vrai sens du sabbat ?

            « Le sabbat, fin de l'œuvre des « six jours » : Le texte sacré dit que « Dieu conclut au septième jour l'ouvrage qu'il avait fait » et qu'ainsi « le ciel et la terre furent achevés », et que Dieu, au septième jour,  « chôma » et qu'il sanctifia et bénit ce jour (Gn 2,1-3) », selon le Catéchisme de l’Eglise Catholique.


            Saint Ambroise voyait un appel au service des pauvres dans « la main étendue » :
            « Etendez-la souvent: étendez-la vers ce pauvre qui vous implore ; étendez-la pour aider le prochain, pour porter secours à la veuve, pour arracher à l'injustice celui que vous voyez soumis à une vexation inique; étendez-la vers Dieu pour vos péchés. C'est ainsi qu'on étend la main, ainsi qu'elle se guérit. » 

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.