Logo Paroisse Notre Dame de la Plaine - Luçon

Méditation du 10 novembre 2018
Bible meditations © viechretienne.fr

Méditation du 10 novembre 2018

(Luc 16, 9-15)

                La gestion des biens comporte une profonde leçon : l’homme honnête mérite non seulement une récompense, mais la confiance dans une responsabilité plus grande. Ce discours de Jésus part de l’amour de l’argent qu’il constate chez les pharisiens. Deux aspects complémentaires à méditer dans ce discours : la confiance pour la gestion de l’argent mérite une confiance pour le « bien véritable » ; on ne peut pas servir deux maîtres.

            Saint Grégoire le Grand, pape de 590 à 604, enseignait de ne pas se laisser emporter par le courant de l’amour des biens matériels, car il devient vite un torrent dans lequel on ne peut rester debout.

            « La première chose à faire donc est de se garder d'aimer les biens matériels ; la seconde, de ne pas mettre toute sa confiance dans ceux de ces biens qui nous sont confiés pour en user et non pour en jouir. L'âme attachée à des biens qui ne font que passer perd très vite sa propre stabilité. Le courant de la vie actuelle entraîne celui qu'il porte, et c'est une illusion folle, pour celui qu'emporte ce courant de vouloir s'y tenir debout. »

            Chacun peut expérimenter dans sa vie : « Aucun domestique ne peut servir deux maîtres ». Jésus le disait des biens terrestres qui peuvent devenir un écran cachant les biens célestes, car de « serviteurs » que sont les premiers, ils deviennent vite « les maîtres ». Quel est « le bien véritable » pour l’homme sinon la recherche de Dieu ? Celui qui recherche les biens matériels se laisse facilement dominer par eux. La confiance qu’un maître met dans son serviteur pour la gestion des biens matériels de sa maison traduit la confiance qu’on peut mettre en lui pour des tâches spirituelles. Saint Paul recommandait de ne choisir comme responsable d’une communauté que des hommes capables de bien conduire leur famille et leur maisonnée.

            Il paraît probable que Luc fait écho à ce souci des apôtres et de leurs successeurs pour trouver des responsables dignes de la confiance que leur fait l’Eglise. Et c’est une sagesse, « pour que notre ministère ne soit pas exposé à la critique » (2 Co 6, 3). Une foi profonde est requise pour qui est présenté par l’Eglise comme gérant ou intendant des biens spirituels.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.