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Méditation du 10 Mai 2018
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Méditation du 10 Mai 2018

Ascension       (Marc 16, 15-20)

            Ultime testament de Jésus : remarquons comment « le monde entier » est moins vaste que « toute la création ». Si demain on découvrait des hommes dans une planète quelconque, les apôtres devraient y aller « prêcher l’Evangile ». Retenons surtout que tous les êtres et tout notre être ont besoin d’être évangélisés, transformés par la Parole et la Présence de Dieu. Jésus met deux conditions pour être « sauvés » : « croire » et « être baptisés ». Cela nous pose la question qui devient d’actualité brûlante : « Croient-ils, ces jeunes parents qui ne font plus baptiser leurs enfants ? » Vous le voyez : une page d’Evangile comme celle-là doit nous faire réfléchir. A l’heure où les missionnaires peuvent parvenir aux régions les plus reculées de notre terre, chez nous, la foi en Jésus-Christ est-elle profondément enracinée ? Nul ne peut répondre à la place de son voisin.

            Cette page a visiblement été écrite après les premières missions des apôtres auxquelles elle fait allusion. Les Actes des Apôtres (3, 1-10) racontent comment Pierre guérit un infirme qui mendiait à la Belle Porte du Temple. Quant à l’histoire du serpent, 28, 1-6, vous pouvez la trouver dans le récit du naufrage à Malte du bateau qui emmène Paul prisonnier à Rome. Les croyants voient une protection divine dans le salut de Paul piqué par une vipère. Quelle bonne occasion nous offre le Temps pascal de lire en entier le Livre des Actes des Apôtres, le début de l’histoire de l’Eglise !

            Nous avons aussi l’allusion au sacrement des malades : « ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien ». A ce propos, est-ce se comporter en chrétien que de reporter la demande « pour ne pas effrayer le malade » (dit-on) au moment où il n’a plus conscience de lui-même ? Que je sache, le sacrement n’a pas fait mourir, mais, dans la foi, il nous donne la force de Dieu, à un moment où il est temps de Lui dire : « Que Ta volonté soit faite ! … En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit ».

            La mention de l’Ascension elle-même est réduite à sa plus simple expression, mais remarquons les mots qui l’accompagnent : « Il s’assit à la droite de Dieu ». Dès le départ de Jésus, et déjà depuis sa Résurrection, on a cru qu’Il était le Fils de Dieu. Jésus retourne auprès de son Père, mais Il n’a pas cessé d’être Dieu pendant qu’Il marchait sur notre terre. C’est l’occasion de souligner que l’évangéliste Marc, par de nombreuses petites phrases de ce genre, montre sa réflexion théologique, d’une tout autre manière que l’évangéliste Jean.

            « Ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile ». Quelques années après le départ de Jésus, et comme le racontent les Actes des Apôtres, une violente persécution éclata à Jérusalem, où Jacques est mis à mort (12, 2) ; les apôtres se dispersent et vont, comme Paul, annoncer l’Evangile. De nombreuses légendes ont fleuri à ce sujet ; mais nul ne sait où chaque apôtre est allé. Une chose est certaine, et c’est le dernier mot de l’Evangile, à prendre comme un encouragement du Ciel pour tout apostolat : « Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient. »

            Les apôtres l’ont touché du doigt : Jésus les assistait et touchait les cœurs ; c’est Lui qui fécondait leurs travaux. Comme Pierre, ils se sont sentis dépassés de pouvoir guérir, ou comme Paul, d’être protégés des naufrages et des serpents. Ils sont compris, chemin faisant, combien la foi apparemment n’ajoute rien mais explique tout. Ils ont expérimenté que Jésus leur donnait des forces au-dessus des faibles moyens humains qu’ils pouvaient mettre en œuvre. Avec les apôtres commençait l’ère des missions de l’Eglise ; elle continue avec nous si nous savons répondre à l’appel à la sainteté perçu au baptême.

            Que la solennité de l’Ascension nous entrouvre le Ciel et que nous le désirions comme notre patrie définitive. Alors nous serons plus zélés pour travailler à la Moisson, ici, sur terre.

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