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Méditation du 10 juin 2018
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Méditation du 10 juin 2018

(Marc 3, 20-35)

            Le verset 29 de la page d’Evangile que nous lisons en ce 10° Dimanche du Temps Ordinaire a suscité des questions tout au long de l’histoire de l’Eglise. C’est le péché irrémissible, parce qu’il est le refus de toute lumière venant de Dieu. Si on refuse la Lumière, on ne peut progresser, on se ferme soi-même à toute intervention possible de Dieu dans sa vie. Conscient de cette question, Saint Jean-Paul II, dans le N° 46 de son Encyclique « L’Esprit qui donne la vie », (en 1986), a expliqué pourquoi ce refus absolu de Dieu ne peut être pardonné. C’est donc une mise en garde contre tout refus du surnaturel, une fin de non-recevoir adressée à Dieu. Pour dire que Jésus chasse les démons parce qu’Il est Lui-même possédé, il fallait se fermer les yeux, le bon sens…

            La deuxième partie de cette page d’Evangile nous conduit plus haut. La parenté de Jésus dépasse le cercle de ses proches parents ; « Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. » Là, Jésus n’oppose pas les deux niveaux de parenté ; Il montre que pour Lui, Dieu et Homme, il y a certes la parenté du côté de sa mère, mais aussi et surtout la parenté « divine », ceux qui font la volonté de Dieu. Nous le savons bien : précisément, c’est sa Mère, Marie, qui entre mieux que quiconque dans la parenté de Dieu. C’est un éloge indirect de sa mère. Tous les disciples sont appelés à faire la volonté du Père aussi bien que Marie ; ils mériteront alors le nom de frère, sœur et mère. Et ceux-là ne viennent pas reprocher à Jésus d’en « faire trop » et d’y « perdre la tête ». Humblement, ils viennent Lui demander d’avoir pour son Père un amour aussi profond que Lui, un zèle aussi généreux que le sien.


            La première Lecture nous invite à regarder l’origine du mal dans la désobéissance d’Adam et d’Eve, autrement dit de tout homme qui refuse le plan du Créateur et qui Lui oppose un refus signifiant qu’il se prend pour maître. Ecoutons un grand maître de notre époque, Benoît XVI, nous dire le point de vue de l’Eglise sur le mal qui n’aura pas le dernier mot.

            « Cela demeure un mystère d'obscurité, de nuit. Mais un mystère de lumière vient immédiatement s'y ajouter. Le mal vient d'une source subordonnée. Dieu avec sa lumière est plus fort. Et c'est pourquoi le mal peut être surmonté. C'est pourquoi la créature, l'homme peut être guéri. Les visions dualistes, même le monisme de l'évolutionnisme, ne peuvent pas dire que l'homme peut être guéri; mais si le mal ne vient que d'une source subordonnée, il reste vrai que l'homme peut être guéri. Et le Livre de la Sagesse dit:  "Les créatures du monde sont salutaires" (1, 14 volg). Et enfin, dernier point, l'homme non seulement peut être guéri, mais il est guéri de fait. Dieu a introduit la guérison. Il est entré en personne dans l'histoire. A la source constante du mal, il a opposé une source de bien pur. Le Christ crucifié et ressuscité, nouvel Adam, oppose au fleuve sale du mal un fleuve de lumière. Et ce fleuve est présent dans l'histoire: nous voyons les saints, les grands saints, mais aussi les saints humbles, les simples fidèles. Nous voyons que le fleuve de lumière qui vient du Christ est présent, il est fort. »

            La philosophie peut écrire un chapitre sombre sur ce problème ; mais l’Eglise exerce le mystère de la Rédemption. Au nom du Christ en croix qui enlève les péchés du monde, elle pardonne en puisant dans la miséricorde infinie de Dieu ; elle retrouve la nappe souterraine du Bien en Dieu, alors que le fleuve de boue n’est que l’expression des faiblesses de certains hommes, pendant que la vie de certains autres, les saints, coule d’une eau claire et voudrait nous entraîner dans un courant qui mène à Dieu Lui-même.

            C’est toujours aux hommes de choisir : Dieu a montré, Lui, en  Jésus, qu’Il a toujours choisi le bien. Ce n’est donc pas pour rien qu’Il nous demande de L’écouter et de mettre en pratique ce qui fera de nous des frères et des sœurs de Jésus. Hâtons-nous de passer, comme Jésus, en « faisant le bien ». Et croyons que le bien est plus contagieux que le mal !

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