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L'histoire de la Cathédrale
Cathédrale de Luçon © Loic Bellais

L'histoire de la Cathédrale

A l’emplacement de la cathédrale et de l’évêché se tenait un monastère fondé par les disciples de saint Philbert de Noirmoutier, à la fin du VIIème siècle. Les moines bénédictins ont édifié, à la fin du XIeme siècle, une abbatiale dont il ne reste que le transept nord de style roman.

De la place Sochet des Touches, à l’extérieur de la cathédrale, on aperçoit une façade à trois niveaux, avec d’élégantes voussures. Au premier niveau, des tympans historiés ont été insérés sous les arcs en plein-cintre. Au centre apparaît le Christ bénissant entouré de deux animaux, symboles de saint Luc (taureau) et saint Marc (lion). A gauche, on devine des pèlerins assis, à droite un évêque est en marche avec un disciple.

Dans le transept nord, sur le pilier ouest, en hauteur, on peut remarquer le seul chapiteau roman visible à l’intérieur de la cathédrale. Deux lions, allongés, qui en épousent la forme arrondie, symbolisent le Christ ressuscité au matin de Pâques (Le lion en dormant, dit la légende, garde les yeux ouverts à la vie).

A la fin du XIIIème siècle, les moines de l’abbaye Sainte-Marie ont fait édifier, à la place de la précédente une nouvelle église abbatiale avec une nef et ses bas-côtés : le vaisseau gothique classique surprend par sa simplicité, par sa luminosité due à la réflexion de la lumière sur la pierre calcaire de Luçon (« Dieu est lumière ») La voûte se situe à 25 mètres du sol. L’élévation se fait sur 3 niveaux : les arcades, le triforium (galerie décorative) et les fenêtres hautes, disposition classique de la cathédrale gothique.

1317 : date de la fondation du diocèse de Luçon. Le pape Jean XXII a décidé de diviser le diocèse de Poitiers en 3 parties (Poitiers, Maillezais, Luçon). Pierre de la Voyrie, Abbé du monastère, devient le premier évêque de Luçon. La plupart des moines, sécularisés, deviennent membres du cathédrale cathédral.

Dans le bas-côté nord du choeur se dresse une chaire du XVII°. RICHELIEU, évêque de Luçon de 1606 à 1623, a pu l’utiliser pour ses prédications. La décoration est italianisante avec des fruits, des guirlandes de fleurs. Sur 3 faces, on distingue le blason de Mgr Pierre Nivelle à qui la tradition attribue le décor de la chaire ainsi que les deux toiles placées en hauteur : « La Pêche miraculeuse » et « La vision de saint Hubert », de style classique (XVIIème siècle).

Le chœur, endommagé, a été reconstruit en 1481. Il est de style gothique flamboyantavec une voûte plus complexe, un triforium aux dessins plus riches, avec les chapiteaux des piliers aux feuillages plus fournis que dans la nef. Mgr JACQUEMET-GAULTIER D’ANCYSE

(1759-1775) confie l’aménagement du choeur à Sébastien LEYSNER, sculpteur angevin. Le style baroque entre dans la cathédrale avec les 3 retables latéraux . C’est la fin du XVIIIeme. Le maître-autel en marbre est adossé à une sculpture de style baroque présentant, en son centre, Notre-Dame de l’Assomption, Patronne du diocèse, de la cathédrale. Un peu au-dessus, deux xymboles : une triangle en gloire pour la sainte Trinité et dans le dôme, une colombe pour l’Esprit-Saint. Au-dessus des stalles, 6 médaillons évoquent l’enfance du Christ et l’épisode de la Samaritaine.

A la croisée de transept, l’autel est l’œuvre d’un artiste contemporain, GOUDJI, sculpteur-orfèvre. Il a voulu mettre en valeur les deux tables : l’autel, table du repas (L’Eucharistie : le Christ se donne en nourriture), l’ambon, table de la Parole (La Parole de Dieu). Au sommet de l’ambon, un aigle semble prêt à prendre son envol. Il représente saint Jean, l’évangéliste au regard pénétrant. A gauche de l’autel, s’élève la cathèdre, siège de l’évêque de Luçon, ornée d’un blason portant en son centre une colombe.

Dans le bas-côté sud du chœur, on aperçoit deux panneaux finement sculptés. Le premier représente Marie qui rend visite à sa cousine Elisabeth (La Visitation). Le second montre un ange qui annonce à Marie qu’elle sera la mère de Jésus (L’Annonciation) : « Je suis la servante du Seigneur… » Ces deux panneaux se trouvaient autrefois à l’emplacement de l’orgue de chœur.

Dans le bas-côté sud du transept est fixée « La Descente de Croix », toile du XVIIème siècle, restaurée en 2005, que l’on doit à Lubin Baugin. Cette œuvre est d’une composition équilibrée. Les femmes déploient délicatement le linceul destiné à recueillir le corps du Christ pendant que Marie, la Mère de Jésus, oriente notre regard vers le ciel « cet homme, mon fils, il est le Fils de Dieu, mort sur la Croix ».

Sous l’épiscopat de Mgr Nicolas COLBERT (1661-1671), frère du ministre de Louis XIV, la flèche de la cathédrale s’est abattue lors d’une tempête. Il est fait appel à François Le Duc, dit Toscane, pour reprendre la façade de l’édifice. Celui-ci adopte le style classique, en vogue à la fin du Grand Siècle, avec ses trois niveaux de colonnes à l’antique, son fronton triangulaire.

On doit à Mgr BAILLES le carillon de la cathédrale (1847 et 1850) avec son bourdon de 5 tonnes et demie. Après le rappel à Rome de cet évêque peu favorable à Napoléon III, la cathédrale s’enrichit en 1857, du grand-orgue CAVAILLE-COLL, joyau de la facture d’orgue romantique, avec 4 claviers, un pédalier, 54 jeux, 3478 tuyaux.

Un curé a laissé son empreinte dans la cathédrale : M. l’abbé Louis CHARPENTIER (1862-1912). Il a fait aménager la chapelle de la Sainte-Vierge (1874), la chaire de la nef, les vitraux, le Chemin de Croix. C’est l’époque du néogothique. Les chapelles du bas-côté sud, avec leurs voûtes complexes, voûtes à liernes, datent de la Renaissance.

Les évêques du XVIeme siècle aménagent un cloître élégant dont la galerie occidentale est surmontée d’un étage à fenêtres riches, avec meneaux (colonne centrale), pilastres portant des losanges ou rosaces, linteaux.

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