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Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation
Journée nationale de la déportation © Paroisse Notre Dame de la Plaine

Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation

Journée nationale de la déportation © Paroisse Notre Dame de la Plaine

Comme chaque année, la France rend hommage aux héros et victimes de la Déportation. La cérémonie s'est déroulée le dimanche 28 avril 2019.
Après la messe à la cathédrale de Luçon célébrée par le père Brice Aballo en présence des drapeaux et de plusieurs officiels, la lecture des messages et dépôt de gerbe au Monument aux Morts 1939-1945, fut un moment plein d'émotions.
A l'issue de la cérémonie, un vin d'honneur offert par la Ville de Luçon a été servi à la salle des mariages.


Un peu d'histoire !

Quelques années après la fin de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), la République française décide d'honorer la mémoire des victimes de la déportation, en particulier des déportés de France dans les camps de concentration ou d'extermination nazis.

Depuis l'adoption de la loi du 14 avril 1954, le dernier dimanche d'avril est consacré "Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation".Une des devises inscrites à l'entrée des camps "Le travail rend libre". Source : DMPA DR

Sitôt arrivés au pouvoir en janvier 1933, Adolf Hitler et les nazis créent les premiers camps de concentration en Allemagne. Dachau est ainsi ouvert le 21 mars 1933. Y sont internés les opposants au régime, les "asociaux", tous ceux qui n'entrent pas dans les normes national-socialistes.

Avec l'expansion allemande en Europe puis la Seconde Guerre mondiale, le système concentrationnaire prend une autre dimension. À partir de 1941, il s'intègre en outre dans la mise en place de la "solution finale de la question juive". Les camps se multiplient, y compris dans les territoires annexés ou occupés : Mauthausen en Autriche, Auschwitz en Pologne, Natzweiler (Struthof) en France...

Buchenwald, le petit lager, dessin de Marcel Beaujouan. Source : DMPA DR

Le nombre des déportés de France dans les camps de concentration ou d'extermination nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale est estimé à plus de 150 000 personnes, dont 80 000 victimes de mesures de répression (principalement des politiques et des résistants) et 75 000 juifs, victimes de mesures de persécution touchant également les Tsiganes.Accueil des déportés à l'hôtel Lutetia à Paris. Source : FNDIRP

Au total, disparaissent plus de 100 000 déportés partis de France. Avec la libération des camps puis le retour des premiers survivants, le monde entier mesure l'ampleur de la déportation et de son horreur.1946, premier anniversaire de la libération des camps. Source : FNDIRP

Le besoin de préserver la mémoire de la déportation ...
Pour maintenir présent le souvenir de leurs camarades morts en déportation, les associations de déportés créent des lieux de mémoire, comme, à Paris, le monument du souvenir de la synagogue de la rue de la Victoire (inauguré le 27 février 1949) ou la chapelle des déportés, en l'église Saint-Roch (inaugurée le 21 novembre 1953), autour desquels elles organisent des commémorations spécifiques. D'autre part, des délégations d'anciens déportés sont présentes aux côtés des anciens combattants dans les cérémonies officielles commémorant les Première et Seconde Guerres mondiales.La chapelle des déportés, église Saint-Roch. Source : DMPA

Dès le début des années cinquante, les anciens déportés et les familles de disparus expriment le souhait de voir inscrite, dans le calendrier des commémorations nationales, une date réservée au souvenir de la déportation. Le choix du dernier dimanche d'avril est retenu, en raison de la proximité avec l'anniversaire de la libération de la plupart des camps, sans se confondre avec aucune fête ou célébration, nationale ou religieuse, existante.

...reconnu par la loi La loi n° 54-415 du 14 avril 1954 consacre le dernier dimanche d'avril au souvenir des victimes de la déportation et morts dans les camps de concentration du IIIe Reich au cours de la guerre 1939-1945. Elle est adoptée à l'unanimité par le Parlement et fait de ce dimanche une journée de célébration nationale :

"Article 1er : La République française célèbre annuellement, le dernier dimanche d'avril, la commémoration des héros, victimes de la déportation dans les camps de concentration au cours de la guerre 1939-1945.

Article 2 : Le dernier dimanche d'avril devient "Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation". Des cérémonies officielles évoqueront le souvenir des souffrances et des tortures subies par les déportés dans les camps de concentration et rendront hommage au courage et à l'héroïsme de ceux et de celles qui en furent les victimes."Journée de la déportation, cérémonie du 26 avril 1963 au mémorial des martyrs de la déportation de l'Île de la Cité. Source : Lapi-Viollet

Pour ses initiateurs, la journée nationale de la déportation répond à deux exigences.

Tout d'abord, elle rappelle à tous ce drame historique majeur comme les leçons qui s'en dégagent. Selon les termes de l'exposé des motifs de la loi, pour que de tels faits ne se reproduisent plus, "il importe de ne pas laisser sombrer dans l'oubli les souvenirs et les enseignements d'une telle expérience, ni l'atroce et scientifique anéantissement de millions d'innocents, ni les gestes héroïques d'un grand nombre parmi cette masse humaine soumise aux tortures de la faim, du froid, de la vermine, de travaux épuisants et de sadiques représailles, non plus que la cruauté réfléchie des bourreaux."

Natzweiler – Struthof, l'enceinte de barbelés. Source : DMPA DR

En second lieu, par cette célébration, la nation honore la mémoire de tous les déportés - y compris ceux victimes des déportations en Indochine du fait de l'impérialisme japonais -, survivants ou disparus, pour rendre hommage à leur sacrifice.

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