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Homélie de la messe de sépulture de monsieur Pierre THIBAUD par l'abbé Loic BELLAIS
Résurrection © Le bon combat

Homélie de la messe de sépulture de monsieur Pierre THIBAUD par l'abbé Loic BELLAIS

« Ne soyez donc pas bouleverser, vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi ». Ces paroles réconfortantes de Jésus se mêlent à ce beau jour de l’annonciation de la Vierge Marie que nous fêtons aujourd’hui : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole ». La vie chrétienne est un long, un très long cheminement à l’image de Saint Augustin par ses paroles : « plus je te cherche Seigneur et plus je te trouve et plus je te trouve, plus j’ai envie de te chercher ».

Croire, être disciple du Christ et serviteur dans la société.

Croire : La vie de monsieur Thibault fut riche, très riche en engagements pour et par sa foi et pour les autres. « Tu aimerais le Seigneur ton Dieu de ton cœur et tu aimeras ton prochain comme toi-même». Voilà le pourquoi de toute vie, l’accomplissement de toute personne, le salut commençant dès ici bas pour tout chrétien : « il a su plaire à Dieu ; et Dieu l’a aimé ; il vivait dans ce monde pécheur : il en fut retiré ». Nous pourrions aussi citer cette parole de l’ecclésiaste : « vanité des vanités tout est vanité ». Croire en Dieu est à la fois très simple et quelque peu complexe : simple car la foi est un don de Dieu, d’un Dieu père qui aime ses enfants et veut le meilleur pour eux. Et à la fois complexe car notre vie a ses hauts et ses bas, ses joies et ses peines, ses grâces et son péché. L’essentiel est de marcher à la suite de Jésus en croyant, quoi qu’il arrive, en Dieu et en vivant de la sainte messe et de la confession. Ce sont les deux piliers de la vie sacramentelle du chrétien. Croire en Dieu est une noce mystique à l’image de la foi de la Vierge-Marie avec Dieu le Père.

Etre disciple du Christ : Notre vie sur la terre est un court passage qui nous plonge depuis le jour de notre baptême dans la vie même du Christ et qui se déploie dans chacune de nos vies à travers deux sacrements : le baptême et le mariage pour notre frère Pierre. Répondre à l’appel du Christ s’est incarné dans votre époux par le sacrement de mariage. Enfants, petits enfants, l’appel du Christ s’est incarné dans votre paternité aussi. Bon père parce que bon époux. Etre disciple du Christ nous appelle donc à vivre de la vie que Dieu veut pour nous et nous laisser conduire par sa sainte volonté. « Ce n’est plus moi qui vit, mais c’est le Christ qui vit en moi » nous dit Saint Paul. La vie chrétienne est une lente et belle dépossession de soi-même pour laisser le Christ prendre la place, toute la place sans pour autant exclure les autres mais les inclure dans un mouvement de charité, celui de la Sainte Trinité : une communion d’amour. La vie de disciple du Christ pour chaque chrétien est une rencontre amoureuse qui épanouit le cœur de toute personne en lui offrant la paix et la force de répondre à l’appel de Dieu : « Moi je suis le chemin, la vérité et la vie ». Et la dépossession ultime, celle de la mort, devient un appel pressant de Dieu à voir son enfant auprès de lui : « parce qu’il plaisait au Seigneur, celui-ci, sans attendre, l’a retiré d’un monde mauvais ».

Enfin être serviteur dans la société : aimer son prochain passe aussi par le service et la création. Dieu, en créant l’homme et la femme ; les a fait co-créateurs : c’est à dire participant à l’œuvre de sa création. Nous ne sommes pas les propriétaires mais les dépositaires de notre terre nous dit notre pape François. Nous ne sommes que de passage mais il nous faut laisser une terre et une cité plus belles que nous les avons trouvées. L’engagement d’un chrétien pour sa paroisse et ses mouvements éducatifs, son école, sa cité est quelque chose de naturel. L’Eglise le rappelle dans sa doctrine sociale et fait de l’homme le partenaire de Dieu pour une cité plus belle. Ce n’est pas toujours facile, cela demande souvent du temps, des sacrifices pour le couple et les enfants, mais cela est nécessaire et vivifiant. Si Dieu nous donne la foi gratuitement, notre réponse est bien la charité : aimer justement Dieu, son prochain et soi-même. Nous ne réussissons pas tout, c’est normal. Mais nous construisons. Puisse les générations actuelles continuer l’œuvre de Dieu dans nos cités et nos campagnes. Le scout voit dans la nature l’œuvre de Dieu.

En conclusion, cher frère Pierre. Vous avez été un homme courageux, engagé et bienveillant. A l’image de la plus sainte des normandes : Sainte Thérèse de Lisieux, qui nous a dit qu’elle passerait son Ciel à faire du bien sur la terre, continuez à prendre soin de votre famille, de votre cité, de tous ceux que vous aimez. La communion des saints est aussi une communion entre les défunts qui intercèdent pour nous et nous-même qui prions pour eux. « Je ne meurs pas, j’entre dans la vie » disait Sainte Thérèse de Lisieux à l’aube du grand passage. Continuez la route, cher frère scout et à bientôt : « Que rien ne te trouble que rien ne t'effraie, tout passe, Dieu ne change pas, la patience obtient tout ; celui qui possède Dieu ne manque de rien : Dieu seul suffit » (Sainte Thérèse d'Avila).

Amen, Alléluia. 

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