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concert du 11 août 2019, au profit des orgues de Notre Dame de Paris
Guillaume Marionneau titulaire de l'orgue de la Cathédrale de Luçon © J.M. Mady

concert du 11 août 2019, au profit des orgues de Notre Dame de Paris

Près de 400 personnes étaient présentes au concert dimanche 11 Août au profit des orgues de la Cathédrale Notre Dame de Paris.

Placée sous le même patronage  (Notre Dame de L’assomption) et possédant elle-aussi un grand orgue Cavaillé Coll, la Cathédrale de Luçon peut être considérée comme une petite sœur de Notre Dame de Paris. Et la présence, parmi les membres du comité d’honneur de l’association Jeux d’orgues à la cathédrale de Luçon, de trois musiciens ayant servi la musique sacrée à Notre-Dame de Paris (Jean-Michel Dieuaide, Philippe Lefebvre et Jean-Pierre Leguay) constitue un autre lien fort qui nous a incités à organiser ce concert de soutien.

L’intégralité du montant de la quête avoisinant les 2000€ va être reversée à l’association « Musique Sacrée à Notre Dame de Paris «  pour participer au financement des travaux à effectuer sur les orgues de Notre Dame de Paris, empoussiérées par les cendres et les suies, mais très heureusement épargnées par l’incendie.

Philippe Garreau (organiste de la Cathédrale de la Rochelle) n’ayant pu être présent pour raison de santé c’est Guillaume Marionneau qui la remplacé.

Nul besoin de rappeler ici la qualité de  notre organiste titulaire qui à interprété avec brio diverses œuvres jouées par les organistes de Notre Dame de Paris.

Le seul bémol fut la double panne technique concernant la vidéo. La première avec la WIFI.  Il semble que les infrastructures informatiques  de sécurité à l’intérieur de la Cathédrale fassent interférence sur la liaison. La deuxième avec le câble de secours qui avait une soudure défaillante.  L’acquisition d’un nouveau câble devrait régler ce problème définitivement.

Merci à nos fidèles auditeurs de leur compréhension.


Il y eut sans doute des orgues à Notre-Dame Paris dès sa construction au XIIe siècle mais Léonin , compositeur d’organa, fondateur de l’École Notre-Dame et qualifié d’optimus organista, puis Pérotin le Grand (1160-1220), ne connurent sans doute que de petits instruments dans le chœur. Pour autant un « grand orgue » est sans doute construit à Notre-Dame au cours du XIIIe siècle. En 1330 les comptes de la cathédrale mentionnent le versement de cachets à un organiste. Quelques années plus tard apparaît le nom de Jean de Bruges, organiste et peut-être aussi facteur d’orgues. L’instrument est alors suspendu en « nid d’hirondelle » sous une fenêtre haute de la nef  : il s’agit d’un orgue encore modeste de 6 pieds en montre comprenant un seul clavier avec 4 à 6 tuyaux par note. En 1401 on décide de construire un nouvel orgue sur la tribune de pierre au-dessus du grand portail ouest. Depuis cette date, 50 organistes se sont succédés aux claviers du grand orgue suspendu sous la rosace du couchant.

L’un des premiers, en 1450, fut le célèbre auteur du Vrai mystère de la Passion, Arnoul Gréban. De siècle en siècle, le grand orgue s’agrandit et fait l’objet de multiples restaurations et reconstructions jusqu’à prendre, au XVIIIe siècle, les proportions qu’il a encore actuellement. A chaque époque l’orgue de Notre-Dame fait l’objet des soins les plus attentifs et se trouve doté de jeux nouveaux et d’améliorations techniques ; les facteurs d’orgues s’attachent toutefois à conserver le meilleur des strates antérieures et c’est pourquoi il existe encore aujourd’hui quelques tuyaux de l’époque médiévale.

Le grand orgue échappe à la tourmente de la révolution, grâce sans doute à l’interprétation de musiques patriotiques telles que celles composées en 1792 par l’organiste Balbastre, auteur de variations sur La Marseillaise et l’air ça ira. En 1868, après les travaux du facteur d’orgues Aristide Cavaillé-Coll , initiés par l’architecte Viollet-le-Duc. , il trouve sa plénitude symphonique avec 86 jeux, sur 5 claviers et pédalier.

Louis Vierne, organiste de 1900 à 1937, le modifie à deux reprises et Pierre Cochereau, organiste de 1955 à 1984, l’augmente et le modernise de 1963 à 1975. Puis en 1992, il fait l’objet d’une restauration complète qui permet de restituer les sonorités symphoniques de l’orgue de Cavaillé-Coll tout en préservant les strates antérieures (XVIIe et XVIIIe siècles) et en associant les apports indéniables du monde contemporain.

Témoin authentique de plusieurs siècles de la musique et de la facture d’orgues françaises, le grand orgue de Notre-Dame de Paris est l’un des rares instruments français qui permettent de servir avec sincérité et émotion de nombreux répertoires et de susciter la création à travers la composition musicale et l’improvisation.

On peut l’entendre au cours des offices dominicaux sous les doigts de l’un des trois organistes titulaires (Vincent DUBOIS, Olivier LATRY, Philippe LEFEBVRE) et le samedi soir lors d’une audition donnée par des organistes invités, venus du monde entier pour jouer ce prestigieux instrument. Ces auditions ont accueilli des milliers d’organistes des cinq continents. En outre des récitals d’orgue sont organisés en soirée dans le cadre de la saison de concerts de l’Association Musique Sacrée à Notre-Dame de Paris.

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